S’organiser en fonction de son cycle menstruel : pourquoi cette tendance augmente ta charge mentale et ce que je fais à la place
Depuis quelques années, le cycle syncing, ou l’organisation par phases du cycle menstruel, est partout. Sur Instagram, dans les podcasts, dans les livres de développement personnel au féminin : « Planifie tes grandes réunions en phase ovulatoire. Reste au calme pendant tes règles. Lance tes projets juste après. » C’est séduisant. C’est logique en apparence. Et c’est, à mon sens, l’une des erreurs les plus répandues dans le monde du cycle féminin. Je m’appelle Gaëlle Baldassari, je travaille sur l’éducation menstruelle et la compréhension du cycle féminin depuis plus de dix ans. J’ai formé des milliers de femmes à mieux vivre avec leur cycle à travers le programme Kiffe ton Cycle. Et je vais te dire ici ce que j’aurais dû dire bien plus tôt : s’organiser son agenda en fonction de ses phases de cycle est contre-productif.
Pourquoi l’idée d’organiser son agenda selon son cycle semble si logique
Le cycle menstruel influence réellement l’énergie, les émotions, la cognition et la créativité. Ce n’est pas une invention : des décennies de recherches en endocrinologie et en neurosciences le confirment.
Les fluctuations hormonales au fil du cycle, notamment celles des œstrogènes, de la progestérone, de la FSH et de la LH, ont des effets mesurables sur le cerveau féminin.
L’idée de « synchroniser sa vie avec son cycle » est donc née d’une réalité scientifique réelle. Si tu es plus créative pendant la phase folliculaire et ovulatoire, pourquoi ne pas programmer tes brainstormings à ce moment-là ? Si tu es plus introspective pendant la phase lutéale et les règles, pourquoi ne pas en profiter pour des tâches solitaires et analytiques ?
Le raisonnement tient. Et c’est précisément ce qui le rend difficile à remettre en question.
Les trois raisons pour lesquelles le cycle syncing ne fonctionne pas dans la vraie vie
1. Tu ne choisis pas quand arrivent les moments importants
Dans la théorie, tu places ta grande réunion de direction en phase ovulatoire. Dans la réalité, cette réunion est calée par quelqu’un d’autre, dans un agenda partagé, trois semaines à l’avance. Et ce jour-là, tu seras peut-être à j2 de tes règles.
L’agenda professionnel, et souvent personnel, ne t’appartient pas entièrement. Les clients fixent des rendez-vous. Les écoles envoient des convocations. Les conférences ont des dates imposées. Les urgences surgissent.
Organiser son planning en fonction de ses phases de cycle, c’est une idée qui ne résiste pas à la collision avec la vie réelle.
2. L’énergie du jour ne dépend pas que du cycle
C’est peut-être le point le plus important, et le plus sous-estimé.
Ton énergie du jour est un millefeuille. Le cycle menstruel en est une couche. Mais il y en a d’autres : la qualité du sommeil de la nuit précédente, l’état de ta digestion, une tension relationnelle non résolue, un projet anxiogène, la saison, la météo, un deuil, une bonne nouvelle, une mauvaise nouvelle.
Tu peux être en phase ovulatoire, phase théoriquement associée à un pic d’énergie sociale et de clarté mentale, et te sentir épuisée, irritable, incapable de penser clairement parce que tu n’as pas dormi correctement depuis quatre jours.
L’inverse est aussi vrai : tu peux être en pleine phase lutéale tardive, théoriquement associée au repli et à la baisse d’énergie, et te sentir au sommet de ta forme parce que tu es en vacances, que tu dors bien, que tu es sereine.
Prendre des décisions d’organisation basées uniquement sur la phase du cycle, c’est ignorer la complexité réelle de ce qui se joue dans ton corps et dans ta vie.
3. Planifier à l’avance donne les commandes au mental, pas au corps
C’est là que réside la contradiction la plus profonde.
L’intelligence cyclique repose sur un principe fondamental : apprendre à écouter son corps, à ressentir son énergie réelle, à faire confiance à ce qui est là plutôt qu’à ce qu’on a anticipé.
Quand tu planifies ton agenda trois semaines à l’avance en fonction de tes phases, tu fais exactement l’inverse : tu donnes le pouvoir au mental, à la partie de toi qui veut prévoir, contrôler, optimiser. Ce mental qui se dit « j’ai compris comment ça fonctionne, je gère » et qui se retrouve complètement déstabilisé le jour où la réalité ne correspond pas au plan.
L’organisation par phases peut paradoxalement augmenter la charge mentale : il faut suivre son cycle, calculer ses phases, réorganiser son agenda en conséquence, et culpabiliser quand ça ne colle pas.
C’est l’exact opposé de ce que l’intelligence cyclique devrait apporter.
Le cycle syncing : une charge mentale déguisée en libération
C’est peut-être l’ironie la plus cruelle de cette tendance.
Le cycle syncing est vendu comme une façon de travailler avec son corps, de réduire la fatigue, de retrouver de l’énergie. Une promesse de légèreté. Et pourtant, à y regarder de près, il ajoute une couche de gestion cognitive à une vie qui en déborde déjà.
Compte les agendas que tu gères déjà
Avant même d’entendre parler de cycle syncing, voilà ce que beaucoup de femmes jonglent mentalement chaque jour :
- l’agenda professionnel : les réunions, les deadlines, les projets, les emails, les relances
- l’agenda familial, si tu as des enfants ou des proches à charge : les rendez-vous médicaux, les activités extrascolaires, les sorties scolaires, les absences imprévues
- mais aussi l’agenda logistique du foyer : les courses, les repas, les réparations, les factures
- l’agenda social : les anniversaires, les nouvelles à donner, les amis qu’il faut rappeler depuis trois semaines.
Maintenant ajoute le cycle syncing.
Il faut suivre son cycle, identifier dans quelle phase on se trouve, recalculer quand les règles arrivent en avance ou en retard, réorganiser les rendez-vous professionnels en conséquence, déplacer les créneaux de travail créatif, reprogrammer les réunions importantes.
Et recommencer le mois suivant, parce que le cycle n’est jamais exactement identique.
C’est un agenda de plus. Cognitif, invisible, permanent.
La culpabilité comme effet secondaire non annoncé
Ce que le cycle syncing ne dit pas, c’est ce qui se passe quand ça ne fonctionne pas comme prévu.
Et ça ne fonctionne presque jamais exactement comme prévu.
Tu t’es organisée pour être en phase ovulatoire le jour de cette présentation importante. Tes règles arrivent quatre jours plus tôt que prévu. Ou tu es bien en phase ovulatoire mais tu as une gastro depuis 48 heures. Ou tu es épuisée pour des raisons qui n’ont rien à voir avec ton cycle.
Le résultat : une couche de culpabilité supplémentaire. Non seulement tu es épuisée, mais tu as « mal fait » ton cycle syncing. Tu n’as pas su te synchroniser. Tu as raté la fenêtre.
La charge mentale du cycle syncing ne s’arrête pas à la planification. Elle inclut aussi la gestion de l’écart entre ce qui était prévu et ce qui est réel. Et cet écart, il est permanent, parce que le corps humain n’est pas un algorithme.
Une méthode qui redonne le pouvoir au mental… sur le corps
Il y a une contradiction profonde au cœur du cycle syncing que personne ne pointe vraiment.
L’intelligence cyclique repose sur une idée essentielle : apprendre à écouter son corps, à faire confiance à ce qui est là plutôt qu’à ce qu’on a planifié. C’est une invitation à sortir du contrôle mental, à accueillir ce qui vient.
Le cycle syncing fait exactement l’inverse.
Il transforme le corps en variable d’un système de planification. Il dit au mental : « Voilà les règles. Apprends-les, applique-les, optimise en conséquence. » Et le mental, qui adore les règles et les systèmes, s’en empare avec enthousiasme.
Le résultat : ce n’est plus le corps qui guide, c’est le mental qui gère le corps selon un protocole. Ce qui était censé être une reconnexion à soi devient une nouvelle forme de contrôle.
Le paradoxe de la liberté vendue comme contrainte
Le cycle syncing promet aux femmes de se libérer du modèle productiviste masculin, de travailler avec leur nature plutôt que contre elle.
C’est une promesse légitime et nécessaire.
Mais dans sa forme pratique, le cycle syncing reproduit la logique qu’il prétend déconstruire : il transforme le corps féminin en outil à optimiser, il crée un système de performance cyclique qui remplace l’ancien, et il génère une nouvelle forme d’obligation, celle de « bien vivre son cycle ».
La vraie libération ne consiste pas à remplacer un agenda par un autre. Elle consiste à développer une relation à son énergie suffisamment fine et honnête pour agir à partir de ce qui est réel aujourd’hui, pas de ce qui était prévu.
C’est pour ça que je suis contre le cycle syncing.
Pas contre la connaissance du cycle. Pas contre l’éducation menstruelle. Pas contre l’idée que le corps féminin a ses propres rythmes et qu’il mérite d’être écouté.
Contre l’idée qu’organiser son agenda à l’avance en fonction de phases théoriques soit une forme d’écoute du corps. Ce n’en est pas une. C’en est le contraire.
Une alternative au cycle syncing qui fonctionne vraiment : la méthode des rochers et du sable
Après des années à observer ce qui fonctionne dans la vraie vie, j’ai développé une approche différente. Elle repose sur une distinction simple mais structurante : les rochers et le sable.
Les rochers : ce qui ne peut pas bouger
Les rochers sont les engagements réels et inamovibles d’une journée. Ce sont les choses que tu t’es engagée à faire, vis-à-vis de toi-même ou vis-à-vis des autres, et qui ne peuvent pas être déplacées ou déléguées, quoi qu’il arrive.
Quelques exemples concrets :
- une conférence pour laquelle tu as été programmée
- un rendez-vous avec un client ou un patient
- un entretien d’embauche
- aller chercher tes enfants à l’école si aucune autre solution n’est possible ce jour-là
- une réunion d’équipe que tu as convoquée toi-même
La clé pour identifier un rocher véritable : si tu annules, il y a des conséquences réelles et immédiates pour toi ou pour quelqu’un d’autre, et aucune alternative ne peut se substituer à ta présence ce jour-là précisément.
Le sable : tout ce qui peut se déplacer
Le sable, c’est l’ensemble des tâches et obligations qui peuvent se décaler dans le temps, être réalisées par quelqu’un d’autre, ou être simplement évacuées sans que le monde ne s’effondre.
Le sable se déplace.
Il peut être ramené à un autre moment, soufflé vers quelqu’un d’autre, ou simplement laissé de côté le temps d’une journée.
Des exemples de sable :
- faire la vaisselle (personne ne mourait d’un évier non vidé pendant 24 heures)
- répondre à des emails non urgents
- rappeler des amis
- faire des courses non urgentes
- préparer un dossier dont l’échéance est dans une semaine
- ranger une pièce de la maison
Le vrai travail : dynamiter les faux rochers
La plupart des femmes qui se sentent épuisées et submergées ont un problème commun : elles vivent une grande quantité de sable comme s’il s’agissait de rochers.
Ce phénomène s’appelle la transformation du sable en rocher. Il s’opère par habitude, par conditionnement social, par perfectionnisme, ou par peur du jugement des autres.
« Je dois faire la vaisselle ce soir. » Non, c’est du sable.
« Je dois répondre à tous mes messages aujourd’hui. » Non, c’est du sable.
« Je dois être présente à ce repas de famille même si je suis à plat. » Dans la plupart des cas, c’est du sable.
Dynamiter les faux rochers, c’est examiner honnêtement chaque engagement supposé et se demander : est-ce que les conséquences réelles sont là si je ne le fais pas aujourd’hui ? Est-ce qu’une autre personne pourrait le faire à ma place ? Est-ce que ça peut attendre demain ou après-demain ?
Si la réponse à l’une de ces questions est oui, c’est du sable.
Comment appliquer la méthode au quotidien ?
La pratique est simple. Elle se résume à trois questions posées chaque matin.
Question 1 : Dans quelle énergie je me sens aujourd’hui ?
Pas dans quelle phase de mon cycle je suis (contrairement au cycle syncing). Dans quelle énergie je me sens, maintenant, ce matin ? Quel type d’énergie : sociale, créative, analytique, physique ?
C’est un exercice qui demande de la pratique parce qu’on n’a pas l’habitude de se poser vraiment cette question, de manière honnête et sans jugement.
Question 2 : Quels sont mes rochers du jour ?
Regarder son agenda et identifier uniquement ce qui relève vraiment des rochers. Tout ce qui peut être déplacé ou délégué est du sable.
Question 3 : Que vais-je faire du sable disponible ?
Si l’énergie est élevée : ramener du sable, faire avancer des projets, prendre de l’avance, être disponible pour les autres.
Si l’énergie est faible : évacuer l’intégralité du sable. Ne garder que les rochers. Sans culpabilité.
Quel est alors le vrai rôle du cycle dans l’organisation ?
Le cycle menstruel n’est pas inutile dans cette approche. Il est utile pour colorer le type de sable que tu choisis de ramener, quand tu as de l’énergie disponible.
En phase de prise d’élan (phase folliculaire) : l’énergie tend à être montante, analytique, orientée vers l’action. C’est souvent un bon moment pour ramener du sable technique, administratif, organisationnel.
En phase debout sur la planche (ovulatoire) : l’énergie tend à être sociale, relationnelle, tournée vers l’extérieur. C’est souvent un bon moment pour ramener du sable social : revoir des amis, des collègues, mener des réunions importantes.
En phase du tube (lutéale précoce) : l’énergie créative est souvent au pic. C’est un excellent moment pour le sable créatif : écriture, conception, création.
En phase posée sur la planche (prémenstruelle et menstruelle) : l’énergie est basse, tournée vers l’intérieur. La priorité est de réduire le sable au maximum et de se ressourcer.
Mais cette coloration est une tendance, pas une prescription. Elle s’efface dès que d’autres facteurs entrent en jeu, et l’énergie réelle du jour prime toujours sur la phase théorique.
L’exemple du TEDx : quand la méthode est testée à l’extrême
Le jour de mon TEDx à Nantes, j’étais au premier jour de mes règles. Énergie au ras du sol, niveau de trac maximal, conférence prévue à 23h.
Si j’avais « suivi mon cycle » ce jour-là, j’aurais probablement annulé ou, au mieux, passé la journée à m’excuser de ne pas être à la hauteur.
À la place, j’ai appliqué la méthode des rochers et du sable.
Le rocher était clair : délivrer cette conférence. Tout le reste était du sable. Les répétitions étaient du sable (je les ai faites en mode minimum). Les interactions sociales avant le show étaient du sable (je me suis extraite du groupe). Les discussions avec les autres intervenants étaient du sable. Je suis allée dormir pendant que tout le monde socialisait.
45 minutes avant de monter sur scène, j’ai mobilisé mon énergie. Yoga du rire avec mes coaches. Remise en bouche du texte. Montée en puissance intentionnelle.
J’ai délivré cette conférence.
La méthode ne consiste pas à ignorer ses limites. Elle consiste à préserver l’énergie pour ce qui compte vraiment, et à évacuer sans culpabilité tout ce qui peut l’être.
Ce que cette méthode change réellement
Pour les femmes qui adoptent cette approche, les changements les plus fréquemment rapportés sont les suivants.
Une réduction significative de la charge mentale. Plutôt qu’un système de planification complexe calé sur des prédictions cycliques (cycle syncing), une seule question le matin : quelle est mon énergie aujourd’hui ?
Une moindre culpabilité. Quand l’énergie est basse et que le sable a été évacué consciemment, il n’y a pas de sentiment d’échec. La journée a été structurée en fonction de ce qui était réellement disponible.
Une meilleure qualité de présence. Parce que l’énergie n’a pas été dispersée sur du sable lors des jours de basse énergie, elle est réellement disponible pour les rochers, et pour les autres, lors des jours à haute énergie.
Une relation différente au repos. Le repos n’est plus vécu comme une capitulation ou une faiblesse. Il devient une stratégie intelligente de préservation de l’énergie en vue des rochers à venir.
Questions fréquentes sur l’organisation et le cycle menstruel
Faut-il arrêter de suivre son cycle si on veut utiliser la méthode des rochers et du sable ?
Non. Suivre son cycle reste précieux pour mieux se connaître, anticiper certaines tendances énergétiques, et comprendre les signaux que le corps envoie. Ce qui change, c’est l’usage qu’on en fait : le cycle devient un outil de connaissance de soi, pas un outil de planification.
Cette méthode fonctionne-t-elle pour les femmes sous contraception hormonale ?
Oui. La distinction rochers/sable et la question de l’énergie réelle du jour sont indépendantes du cycle hormonal naturel. Toute personne, avec ou sans cycle régulier, avec ou sans contraception, peut appliquer cette approche.
Est-ce que cette méthode nie les effets réels du cycle sur l’énergie ?
Non. Les effets du cycle sur l’énergie, les émotions et la cognition sont réels et documentés. Ce que cette méthode remet en question, c’est l’idée qu’on peut planifier son agenda à l’avance sur cette base, en faisant abstraction des autres facteurs qui influencent l’énergie au quotidien.
Comment savoir si quelque chose est un rocher ou du sable ?
Pose-toi trois questions : si je ne le fais pas aujourd’hui, quelles sont les conséquences réelles et immédiates ? Est-ce que quelqu’un d’autre pourrait le faire à ma place ? Est-ce que ça peut attendre demain ? Si au moins une réponse est oui, c’est du sable.
Par où commencer pour dynamiter ses faux rochers ?
Commence par lister toutes les tâches récurrentes de ta vie, professionnelles et personnelles. Pour chacune d’elles, demande-toi si elle relève vraiment d’un rocher ou si elle est devenue un rocher par habitude ou par conditionnement. L’objectif n’est pas de tout évacuer, mais de voir clairement ce qui est réellement non négociable.
Conclusion
Le cycle syncing, ou l’organisation en fonction des phases du cycle menstruel, part d’une bonne intention : aider les femmes à travailler avec leur corps plutôt que contre lui. Cette intention est juste.
Mais la méthode, dans sa forme la plus répandue, produit l’effet inverse de celui recherché : elle ajoute de la charge mentale, elle donne le pouvoir à la planification plutôt qu’à l’écoute du corps, et elle ne tient pas compte de la complexité réelle de l’énergie humaine au quotidien.
L’alternative n’est pas de faire abstraction du cycle. C’est de le remettre à sa juste place : comme une couche parmi d’autres dans la compréhension de son énergie, et non comme le seul prisme par lequel organiser sa vie.
La vraie question à se poser chaque matin n’est pas « dans quelle phase de mon cycle suis-je ? » Elle est : « dans quelle énergie je me sens aujourd’hui, et qu’est-ce qui ne peut vraiment pas bouger ? »
Tout le reste, c’est du sable.
Gaëlle Baldassari est médiatrice scientifique spécialisée dans l’éducation menstruelle et la compréhension du cycle féminin. Elle est la fondatrice de Kiffe ton Cycle et autrice aux éditions Larousse. Pour toute demande presse ou interview, vous pouvez la contacter à gaelle@kiffetoncycle.fr



