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adénomyose ou endométriose ?

Adénomyose vs endométriose : jamais l’une sans l’autre ?

Sommaire

L’adénomyose et l’endométriose sont des maladies gynécologiques similaires, caractérisées par la présence anormale de cellules ressemblant à des cellules d’endomètre en dehors de la cavité utérine. Elles présentent également des symptômes semblables, comme des règles douloureuses par exemple. Alors, quelles sont les différences entre ces 2 pathologies ? Sont-elles indissociables l’une de l’autre ? L’adénomyose peut-elle évoluer en endométriose ? Et vice-versa ?

Rappel sur l’adénomyose

Pour bien comprendre cet article, je te propose un rappel de ce qu’est l’adénomyose (je ferai la même chose avec l’endométriose).

On parle d’adénomyose lorsque la frontière entre l’endomètre et le myomètre (muscle utérin) n’est plus hermétique et que des cellules de muqueuse utérine arrivent à se frayer un chemin à l’intérieur du muscle. Ces cellules forment alors des sortes de kystes de tissu endométrial, réagissant aux fluctuations hormonales du cycle menstruel, de la même manière que l’endomètre lui-même.

Bien entendu, la muqueuse utérine n’a rien à faire dans le myomètre et sa présence peut engendrer différents symptômes :

  • ménorragies – règles très abondantes, voire hémorragiques pendant 7 jours ou plus ;
  • dysménorrhées – douleurs pelviennes liées aux menstruations ;
  • métrorragies – saignements en dehors des règles ;
  • dyspareunie – douleurs profondes lors de rapports sexuels pénétratifs ;
  • infertilité.

Cela dit, dans un tiers des cas, l’adénomyose est asymptomatique.

Et l’endométriose, alors ?

Rappel au sujet de l’endométriose

L’endométriose, souvent plus connue que l’adénomyose d’ailleurs, est aussi caractérisée par la présence anormale de cellules réagissant comme le tissu de l’endomètre, en dehors de la cavité utérine, mais à l’extérieur de l’utérus cette fois.

Elles peuvent se fixer sur :

  • le péritoine – paroi de la cavité abdominale
  • les ovaires
  • les ligaments utéro-sacrés
  • le rectum
  • la vessie
  • le vagin
  • ou encore dans d’autres endroits plus improbables comme les poumons

Les symptômes possibles sont alors les mêmes que pour l’adénomyose. Les 2 principaux étant : règles douloureuses et infertilité. D’autres symptômes s’ajoutent à la liste en fonction de la localisation des lésions comme des troubles digestifs ou des douleurs neuropathiques. L’endométriose peut aussi générer de la fatigue chronique et une accentuation du syndrome prémenstruel. Mais là encore, il se peut que les femmes atteintes d’endométriose ne souffrent d’aucun symptôme.

D’ailleurs, il n’existe a priori pas de corrélation entre l’étendue des lésions et l’intensité des symptômes ressentis (ni pour l’adénomyose, ni pour l’endométriose).

Voici des associations pour t’aider à mieux appréhender l’endométriose, si tu en as besoin :
ENDOmind
EndoFrance

Différences entre l’adénomyose et l’endométriose

Tu l’as compris, ces deux maladies se ressemblent sur de nombreux points. Mais il existe bien des différences entre l’adénomyose et l’endométriose (outre le nom), à commencer par leur localisation.

  • En effet, l’adénomyose se propage à l’intérieur de l’utérus, alors que l’endométriose, elle, se développe à l’extérieur de celui-ci.

On parle souvent « d’endométriose interne à l’utérus » à propos de l’adénomyose.

  • Le tissu endométrial ne voyage pas de la même manière.

À ce jour, les recherches sur l’adénomyose et l’endométriose sont relativement peu nombreuses et beaucoup de questions restent sans réponse. Nous ne connaissons donc pas les mécanismes de la maladie. Cependant, dans le cas de l’adénomyose, l’anomalie réside dans la barrière entre l’endomètre et le myomètre. Leur proximité directe facilite le passage des cellules d’une muqueuse à l’autre. Mais concernant l’endométriose, on ignore encore comment les cellules endométriales se retrouvent ainsi disséminées dans le corps. Plusieurs hypothèses sont encore à l’étude.

  • La liste des symptômes peut s’allonger pour l’endométriose.

L’adénomyose affecte uniquement l’utérus, alors que – comme nous l’avons vu – l’endométriose peut se fixer sur différents organes, selon son étendue. Si elle touche la vessie ou le rectum par exemple, des douleurs pour uriner ou déféquer peuvent apparaître (on ne les retrouvera pas dans le cas de l’adénomyose).

Les deux ont-elles alors un lien ?

L’adénomyose peut-elle évoluer en endométriose (et vice-versa ?)

C’est une question légitime. Et la réponse est : ça dépend.

Oui, je sais, ce n’est pas une réponse claire. Mais tous les cas de figure existent.

Une personne peut souffrir d’adénomyose sans endométriose, d’endométriose sans adénomyose, ou des deux à la fois (ou aucune, bien entendu). Une patiente peut déclarer une adénomyose puis une endométriose, ou vice-versa.

Bref, tu as compris.

Je me répète, mais ces affections sont encore mal connues et nous ne savons pas avec précision quels facteurs de risques favorisent le développement de l’une ou de l’autre.

Ce qui est certain, c’est que l’adénomyose n’évolue pas systématiquement en endométriose. Ça arrive, mais pas toujours.

Quoi qu’il en soit, des traitements existent pour la prendre en charge.

Faut-il absolument traiter l’adénomyose ?

Un rendez-vous avec un ou une gynécologue permettra de poser un premier diagnostic, grâce à une échographie. Une IRM pourra être réalisée dans un deuxième temps s’il y a suspicion d’une endométriose associée. Suite à l’échographie pelvienne et si le dépistage est positif, alors un traitement sera envisagé.

Les gynécologues proposent le plus souvent un traitement hormonal (une contraception hormonale). Son but est d’agir sur les hormones pour stopper les règles et diminuer les symptômes induits par l’adénomyose.

Pour cela, les options sont :

  • la pose d’un DIU hormonal (Dispositif intra-utérin – aussi appelé stérilet) ;
  • ou la prise de la pilule en continu.

Un traitement médical peut aussi être proposé, avec des médicaments comme des analogues de la GnRH ou du danazol par exemple. Mais attention, pas d’automédication s’il te plait. Consulte d’abord ton gynécologue pour trouver la solution qui est adaptée pour toi !

En dernière intention, si les symptômes sont trop sévères et si le désir de grossesse n’est pas/plus d’actualité, une solution plus radicale est possible : l’hystérectomie (ablation de l’utérus). L’utérus est retiré, les symptômes de l’adénomyose disparaissent. Cette solution n’est pas dénuée d’effets secondaire, c’est une solution “de dernier recours”.

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Pour aller plus loin

1 réflexion au sujet de « Adénomyose vs endométriose : jamais l’une sans l’autre ? »

  1. Merci pour ce post, je me posais justement cette question. Souffrant d’adénomyose, je cherche des réponses et des solutions. Ma gynécologue m’a proposé le stérilet ou la pillule. A 48 ans, ayant eu deux enfants, étant sans partenaire, je ne peux me résoudre à ces deux seules options. J’espère que d’autres solutions apparaîtront bientôt. En attendant, mes règles viennent tout les 19 jours, je souffre d’anémie régulière, et mon adolescente a un cycle difficile. Pas facile-facile 🙁

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