fbpx
ADN mère et père

On tient plus de notre mère que de notre père

Sommaire

Ok, c’est un titre un peu racoleur, je te l’accorde, mais ce n’est pas entièrement faux et le sujet est passionnant. De nouvelles études montrent que nous tenons effectivement un peu plus de notre mère que de notre père. Je vais essayer de te simplifier tout cela dans cet article ! On va parler ADN, mitochondries, cellules et énergie, mais tu verras, ce n’est pas si compliqué que ça.

On hérite de nos parents à parts égales – à un détail près

Je vais essayer d’être la plus claire possible.

À la naissance, un enfant hérite de l’ADN de ses deux parents biologiques. Chaque parent contribue à la moitié de l’information génétique de l’enfant. Les cellules humaines, à l’exception des cellules reproductrices (spermatozoïdes et ovules), contiennent 23 paires de chromosomes, pour un total de 46 chromosomes.

Chaque parent contribue à une moitié de chaque paire.

Sauf pour l’ADN mitochondrial, cette petite chose génétique cruciale pour notre énergie cellulaire, qui ne vient que de nos mamans.

Ça commence déjà à se corser.

Comprendre l’ADN et l’ADN mitochondrial

Prenons l’analogie d’une ville pour mieux comprendre la différence entre l’ADN et l’ADN mitochondrial (aussi nommé ADNmt).

Imagine que l’ADN dans le noyau de la cellule est comme le plan complet d’une ville, indiquant comment construire tous les bâtiments, organiser les rues et gérer les différents quartiers. C’est le guide général de la cellule, semblable à la façon dont un plan de ville couvre tous les aspects de la vie urbaine.

Maintenant, l’ADN mitochondrial serait comme un plan spécialisé pour une usine dans cette ville, une usine qui produit de l’énergie. Ce plan détaille comment fonctionne cette usine, comment elle génère de l’énergie pour alimenter la ville. C’est une sorte de guide spécifique à une fonction particulière au sein de la cellule.

Ainsi, l’ADN cellulaire général guide la construction et le fonctionnement global de la cellule, tandis que l’ADN mitochondrial se concentre sur la production d’énergie à l’intérieur de structures appelées mitochondries, un peu comme un plan de ville et un plan d’usine qui travaillent ensemble pour assurer le bon fonctionnement global.

Pourquoi on tient plus de notre mère que de notre père ?

Ainsi, si l’ensemble de l’ADN est partagé équitablement entre les deux parents biologiques, à l’exception de l’ADN mitochondrial qui nous vient de notre mère, alors on tient (légèrement) plus de notre mère que de notre père.

Ca pourrait expliquer notamment que l’âge des premières règles et celui de la ménopause semble se transmettre de mère en fille.

Si tu ne t’intéresses pas à la science ni à la biologie, en théorie ça ne change pas grand-chose pour toi. Il n’y a pas de conséquence visible ou notoire de cette différence. En revanche, il s’agit d’une belle découverte dans le monde scientifique.

Et c’est toujours une anecdote sympa à sortir pour briller en société !

Des chercheurs de l’Université Thomas Jefferson à Philadelphie ont récemment percé le mystère : lors de la fécondation, les spermatozoïdes se débarrassent de leur ADN mitochondrial au fur et à mesure qu’ils mûrissent. Cela signifie que lorsqu’ils rencontrent l’ovule, ils n’ont plus d’ADNmt à transmettre.

Alors, pourquoi ce processus ?

Que disent les recherches scientifiques ?

On pense que cela pourrait servir à éviter des problèmes génétiques. En gardant l’ADNmt provenant d’une seule source (la mère), on réduit le risque d’instabilité génétique dans les mitochondries, évitant ainsi des complications potentielles dans le fonctionnement cellulaire.

Une autre théorie suggère que les spermatozoïdes, dépensant énormément d’énergie pour atteindre l’ovule, pourraient accumuler des mutations dans leur ADN mitochondrial. Ces mutations pourraient ensuite être transmises à l’embryon, affectant sa production d’énergie. En revanche, l’ADNmt de l’ovule, moins sollicité en énergie, reste plus stable.

Si le sujet t’intéresse et que tu veux en savoir plus (avec des termes plus scientifiques et plus précis) je t’invite à lire cet article de Sciences et avenir duquel je me suis inspirée pour celui-ci.

Tags :

Pour aller plus loin

Laisser un commentaire