Mon Cycle et Moi 2026 : les résultats

5 143 personnes menstruées ont répondu, entre le 8 juillet et le 21 septembre 2026, à la troisième édition de la Grande Enquête Mon Cycle et Moi. Près de 2 700 d'entre elles ont laissé un témoignage écrit. Voici ce qu'elles ont dit.

Téléchargement libre, sans formulaire. Reprise autorisée avec la mention « Enquête Mon Cycle et Moi 2026, Kiffe ton Cycle, 5 143 réponses ».

Dix chiffres à retenir

1 sur 7

Parmi les répondantes douloureuses qui en ont parlé à un professionnel de santé, une sur sept a obtenu une vraie recherche de cause.

Base : 2 864 répondantes. 61 % sont reparties avec une prescription sans chercher plus loin, 25 % avec « c'est normal d'avoir mal ».
9 sur 10

Neuf répondantes sur dix ont des règles douloureuses. Pour 13 % d'entre elles, rien ne soulage vraiment.

Base : 4 598 répondantes douloureuses.
56 %

Plus d'une répondante sur deux ayant pris une contraception hormonale l'a reçue pour autre chose que la contraception.

Base : 4 176 répondantes. Ces répondantes soulagent moins bien leurs douleurs (15 % « vraiment pas » contre 10 %).
45 %

Le syndrome prémenstruel est l'angle mort : 45 % de celles qui en ont ne parviennent vraiment pas à le soulager, contre 13 % pour les douleurs de règles.

Base : 4 498 répondantes concernées.
7 sur 10

Sept répondantes sur dix ont déjà eu besoin de s'absenter à cause de leur cycle. Parmi elles, 61 % ont serré les dents, 22 % ont donné un autre motif, 18 % ont dit la vraie raison.

Base : 3 689 répondantes. Là où la parole sur le cycle est dite libre au travail, deux tiers se sont tues quand même.
62 %

Le congé menstruel recueille 62 % d'avis favorables, 31 % d'avis partagés et 2 % d'opposition.

Adhésion : 82 % avant 21 ans, 54 % à 40-49 ans.
30 %

Chez les 17 ans ou moins, 30 % des douleurs ne sont vraiment pas soulagées (12 % chez les autres), et une sur deux n'en a jamais parlé à un professionnel de santé.

Base : 146 mineures douloureuses.
1 sur 6

Une répondante sur six a déjà manqué d'argent pour ses protections périodiques. Plus d'une mineure sur quatre.

Base : 4 935 répondantes. Les précaires annulent deux fois plus d'activités et ont deux fois plus de douleurs non soulagées, à âge égal.
2,45 / 10

La note donnée à l'éducation menstruelle reçue à l'école. Six répondantes sur dix ne sont pas sûres de reconnaître leur ovulation, huit sur dix parmi les moins de 21 ans.

Pour s'informer, 22 % des mineures demandent d'abord à une intelligence artificielle, 5 % à un professionnel de santé.
37 % à 53 %

Trouver une information fiable sur son cycle est devenu plus facile depuis 2021, à structure d'âge égale. Mais la part de celles qui vivent leur cycle comme « une galère » monte d'édition en édition : 12 %, 16 %, 19 %.

Éditions 2018-2019 (2 300 réponses), 2021 (7 151) et 2026 (5 143).
« Je suspecte l'endométriose, mais mon médecin m'a dit que c'était du stress, mon gynécologue m'a prescrit la pilule en la vendant comme étant LA solution sans chercher plus loin. »Répondante de 17 ans ou moins. Témoignage cité avec son accord, anonyme.

Ce que les répondantes demandent

Une témoignante sur deux formule une demande. Le premier destinataire est le soignant, et la demande tient en deux mots : être crue, et examinée. Viennent ensuite l'école et l'information, puis le travail. Le congé menstruel ne représente que 4 % des demandes. Le rapport complet détaille ces demandes, les comparaisons avec 2021 et les points de vigilance de méthode.

La méthode en bref

  • Questionnaire en ligne anonyme d'une trentaine de questions, ouvert du 8 juillet au 21 septembre 2026, diffusé par la base email de Kiffe ton Cycle, son réseau d'Ambassadrices et ses réseaux sociaux.
  • 5 143 réponses exploitables après retrait des doublons ; 2 695 témoignages libres, tous lus et codés selon une grille de 45 thèmes, avec une seconde lecture indépendante d'un témoignage sur six.
  • Participation volontaire : les chiffres décrivent les répondantes, pas l'ensemble de la population. Les comparaisons avec 2021 sont faites à structure d'âge égale.
  • Aucune donnée individuelle n'est diffusée. Les tris à plat et les croisements par âge sont dans le kit presse.

Pour la presse, les associations, les soignants

Le kit presse contient le communiqué, le rapport, la note de synthèse, les visuels des pages chiffres, un portrait et les données agrégées (tris à plat, croisements par âge).

Contact : Gaëlle Baldassari, gaelle@kiffetoncycle.fr. Disponible pour interview par téléphone, en visio ou sur plateau.

À propos

Kiffe ton Cycle est une plateforme d'éducation menstruelle francophone fondée il y a plus de dix ans par Gaëlle Baldassari, médiatrice scientifique et autrice de « Kiffe ton Cycle » (Larousse). Elle forme des éducatrices menstruelles au sein d'IdFEM, Institut de Formation Éducation Menstruelle, et anime un réseau de 200 Ambassadrices qui interviennent sur le terrain dans toute la francophonie. L'enquête Mon Cycle et Moi est menée depuis 2018.