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Réchauffement climatique sous la couette | Enquête au cœur du brasier

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Ouah… Caliente le réveil nocturne !

J’ai vraiment très chaud et je devine quelque chose de tout à fait inhabituel. Que m’arrive-t-il ? Désolé, n’y vois rien de torride ! Aurais-tu préféré ? Ne souhaites-tu pas comprendre pourquoi, par trois fois dans la nuit, je me réveille comme « possédée par le démon » ? Et si je t’avoue me battre contre un furieux besoin de faire voler la couette ? À quoi penses-tu ? La représentation d’une lampe à huile me vient à l’esprit. Elle est tellement brûlante qu’il serait inimaginable de poser ses mains dessus. J’ai tout bonnement l’impression de rayonner. Cette énergie est incroyable, incontrôlable, comme produite par une centrale atomique aux fins fonds de mes entrailles. Ensuite, ne pouvant être contenue sans risquer l’implosion, elle jaillit de mon enveloppe corporelle par tous les pores de ma peau. Ménopausée, non ? Tu crois ?

Des minutes interminables…

J’attends. Il m’est impossible de dormir. Je me sens véritablement bouleversée par un processus que je ne maîtrise pas. C’est un choc thermique. C’est long. C’est très long. Depuis combien de temps suis-je ainsi à analyser le cataclysme qui s’opère ? Car, « Ce n’est pas la première fois… » Et : « Comment font les « marcheurs sur le feu ? » Et d’ailleurs : « Depuis quand suis-je sans règles maintenant ? »… Soudain, je reviens au moment présent et m’interroge. Les pensées et les questions s’enchaînent et me font perdre, vraisemblablement, tout repère. Combien de minutes se sont écoulées à cogiter de la sorte en attendant que cela s’arrête ? Ah, ça y est. Enfin, c’est terminé. Le cerveau, tellement sollicité, peine à retrouver le calme nécessaire à l’endormissement. Deux heures plus tard, malédiction : le réveil sonne.

Devant le miroir, c’est sans appel !

Je m’arrache des draps et de ce nid redevenu pourtant hospitalier. Dans la salle de bain, face à mon reflet, je fais le terrible constat de mes activités noctambules. Plus près des 50 que des 45 ans, des cycles irréguliers depuis un an au moins et pas de règles du tout depuis 2 mois facile ? Pour piquer l’expression des grands ados qui partagent ma maison : « On ne va pas se mentir ». C’est sûr, ça sent la ménopause ou la périménopause à plein nez. Quant à ces fichues bouffées de chaleur, ce n’est « pas de la tarte » et c’est loin d’être un mythe. « Pas de la tarte » : cette expression est-elle seulement encore utilisée ? Ça y est ma vieille, nous y voilà aux portes de ton autre vie.

C’est parti pour le show

Les bouffées de chaleur s’intensifient. Les réveils, c’est un comble, anticipent même leurs arrivées. Merci l’horloge interne. Cela me laisse davantage de temps à ne pas dormir, c’est formidable. De courtes nuits (la journée encore tranquille) laissent place à une mine effroyable et à une certaine irritabilité pour ne pas dire une « irritabilité certaine ».

Rendez-moi un peu de liberté

Je devrais pourtant me faire une joie de ne plus avoir de cycles. C’est vrai ? Adieu, les phases menstruelles, folliculaires et lutéales ! Bon débarras le calendrier, les questions de santé et d’écologie autour des tampons, serviettes périodiques, coupelles menstruelles et autres accessoires. « Chouette » (encore une expression du siècle dernier) ! Rendez-moi ma liberté et reprenez ces affreuses migraines qui m’handicapent plusieurs fois par mois tant que vous y êtes !

Le contrat hormonal et son avenant

J’ai conscience que je passe un cap qui ne va pas s’opérer en un claquement de doigts. J’aurais bien signé pour un nouveau contrat, sans règles ni migraines. Sauf que, comme dit le proverbe : « On sait ce que l’on quitte, mais on ignore ce que l’on trouve » et, tout ne fait que commencer…

Alors, nostalgique de ses emmerdes ? Bof, non pas vraiment. C’est différent.

Tiraillée entre mes premières perceptions biologiques et d’autres, indiscutablement de l’ordre du culturel, j’ai juste envie de hurler « Mais quand est-ce que l’on va nous ficher la paix pour finir ? »

Et toi, as-tu déjà vécu ce changement climatique interne ? Qu’as-tu envie de crier haut et fort ? Retrouvons-nous pour en discuter sur le groupe Facebook du mouvement Kiffe ton Cycle.

1 réflexion au sujet de « Réchauffement climatique sous la couette | Enquête au cœur du brasier »

  1. Merci Sara d’avoir mis en évidence ce thème de la ménopause. Nous sommes toutes concernées. C’est un sujet qui reste tabou, qui pourtant, boulverse notre vie comme tu l’expliques si bien.Tu l’as abordé avec beaucoup d’humour et de réalisme !!
    Merci

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